Titre :
Résumé :
Le film commence lorsque Chiyo et sa grande soeur Satsu sont vendues à la tenancière d'une maison de geishas par leur propre père, Rapidement, le destin va les amener à être séparées... Chiyo se retrouve donc confrontée à la sévérité de la maîtresse de maison, ainsi qu'à la méchanceté d'Hatsumomo, geisha vedette de la maison.
Mais Chiyo trouve réconfort en la personne de Pumpkin, une jeune fille un peu plus âgée mais dans la même situation qu'elle. De plus, Chiyo a une particularité bien à elle : elle possède les yeux bleus.
Par conséquent, Chiyo va très vite commencer sont apprentissage de geisha, sous le nom de Sayuri... Un chemin scintillant et merveilleux, mais tout autant, sinon plus, semé d'embûches et de brûlures...
Mon avis :
Bien que ce film n'est pas d'indentité réelle (des actrices chinoises pour des rôles de japonaises, des acteurs japonais, une réalisation et un tournage américaine), je trouve important de le mentionner en tant que film asiatique à part entière, ne serait-ce que part se mixité et part son thème. Et puis, avec le chef-d'oeuvre que c'est...
Pour moi, Mémoires d'une Geisha est un des films les
plus sensationnels auxquels j'ai assistés. La première des raisons qui me fait dire ça, et aussi peut-être la plus flagrante, c'est celle de son extrême beauté visuelle. Si je ne peux pas dire qu'il s'agit tout à fait du concept de geisha, je peux cependant affirmer que la vision que l'ont nous offre ici est tout à fait éblouissante d'exotisme.
Éblouissante par ces couleurs qui explosent comme de véritables feux d'artfices, ces matières variées qui se marient aux sons les plus charmeurs... sans oublier la beauté du paysage naturel japonais, dont la flore luxuriante est à en émerveiller les plus difficiles. Et puis les coiffures, les costumes, les fonds, les plans... tout est là pour nous en mettre plein la vue. Enfin... jamais trop. Pile ce qu'il faut.
Mais on a également un autre côté éblouissant, qui se trouve cette fois au niveau de l'histoire elle-même. Même si le côté fictif est bien évidemment présent, j'ai ressenti le film d'une manière tout à fait sincère, et
parfaitement réelle. Un peu comme ce genre de films qui vous prennent et ne vous lâchent plus, ceux dans lesquels on rentre et on n'en ressort plus, à tel point il a réussit à nous absorber dans son histoire. Et c'est ce qui s'est passé, pour moi en tout cas, avec Mémoires d'un Geisha : plutôt que de voir le film, je l'ai vécu.
On en vient à ressentir l'essence du mot "geisha", à voir qu'il n'est en fait pas si dtifférent de la véritable condition de femme d'aujourd'hui. Sayuri ne recherche en fait que deux choses : la liberté et l'indépendance. Elle est plus victime d'un monde dominé par l'illusion, auquel elle à choisi de se dédiquer afin d'atteindre ce qu'elle désire. Et ça, on le sent parfaitement.
Quand aux acteurs, il est vrai qu'il y a la fameuse polémique des geishas japonaises jouées par des chinoises, qui a fait rage en Orient. Cependant... j'avoue que les chinoises en question m'ont carrément époustouflées. Je crois que celle qui m'a le plus impressionnée est Gong Li, qui rentre totalement dans son personnage jusqu'à le jouer de la façon la plus rageuse possible. Absolument magnifique... Zhang Zhiyi est également très bonne dans son jeu qui montre l'évolution de la petite et faible Chiyo en la Sayuri belle, forte et déterminée. Michelle Yeoh, quand à elle, nous sert une Mameha pleine de pureté et de sagesse, à la spiritualité développée, qui va donner le fer à Sayuri pour le forger en armes avec lesquelles elle pourra se battre pour ce qu'elle veut. La petite Suzuka
Ohgo est également impressionante, du haut de ses douze ans alors, qui fait preuve d'une rare sensibilité dan son jeu, un peu court, certes, mais marquant.
Je terminerai par Watanabe Ken, le grand du Japon qui est loin de prouver pour la première fois son talent au grand ou au petit écran. Ici encore, so jeu peut prêter à confusion... on devine difficilement ce que peut penser son personnage et, jusqu'au bout, le mistère est parfaitement préservé.
En clair, Mémoire d'une Geisha est pour moi un film "essentiel", où la romance et le drame n'en deviennent que plus merveilleux avec tout cette beauté visuelle totalement idéniable. Sans aucun moment de ralenti, ce film a réussi à me fair etenir en haleine jusquàu bout, par divers rebondissement et émotions. Une réalisation incroyable pour un véritable chef-d'oeuvre : quel n'est pas ce trésor qu'une geisha a un jour voulu nous laisser en mémoires...
[Trailer du film]